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Fiche orgue

Collégiale Notre-Dame de l'assomption, Barjols

Orgue Jean Pons, 1657

Nombre de jeux21
Nombre de claviers3
Pédalieroui
Esthétiqueclassique français
Étatbon

Notice

Historique

C'est en 1654 que le chapitre de Barjols décide de faire construire un orgue monumental en bois de noyer et passe commande à Jean Pons, prêtre et bénéficier de la cathédrale de Grasse. L'instrument est achevé en 1657 pour 1800 livres. De cette époque date le grand buffet de 8 pieds, ainsi que la majeure partie des jeux à bouche du grand clavier. Les interventions effectuées au XVIIe et XVIIIe siècles (notamment Eustache de Marseille en 1660, puis d'autres travaux entre 1739 et 1753) n'altèrent pas l'instrument. Réparé en 1824, il est procédé à des travaux d'importance en 1835/1837 ; l'orgue est transporté sur une nouvelle tribune en fond de nef et agrandi par Charles et Frédéric Gazeau, facteurs de Toulon et Marseille : ils implantent de nombreux jeux d'anches, créent un étonnant positif de dos en copie du buffet principal, dont les registres se tirent dans le dos de l'organiste, chose exceptionnelle et unique dans le Var, buffet réalisé par Garcin de Brignoles, et créent une pédale séparée.

En 1856, l'Abbé Boyer, pour 5000 francs, effectue une importante transformation, modifiant en récit expressif le positif, et le place en hauteur dans le grand buffet. Beaucourt de Lyon intervient en 1865.

François Mader intervient en 1887 mais ne semble pas toucher à la composition. Marius Fabre exécutera des travaux de sauvegarde en 1936, faisant installer une soufflerie électrique par Merklin...

En 1963, Pierre Chéron et Pierre Rochas redécouvrent la valeur de l'orgue et envisagent un retour à l'origine, révisant l'orgue. Une véritable restauration sera effectué en 1986/1987 par la Manufacture provençale d'orgues de Carcès.

On restitue des claviers neufs en copie des touches préservées de Cuers, une mécanique suspendue, une soufflerie neuve dans le style ancien, un pédalier neuf à la française (le seul du département qui soit en service), et on rend à l'orgue sa composition de 1837.

Le buffet est classé le 23 septembre 1949, la partie sonore le 27 juin 1977.

Le diapason est remis à 415 Hz, le tempérament est un mésotonique modifié.

Il est inauguré par Michel Chapuis. La qualité des travaux réalisés vaudra à l'entreprise le marché de restauration de Saint-Maximin.

L'instrument, à la sonorité remarquable, est malheureusement desservi par une acoustique dévorante qui l'étouffe, due en grande partie à des travaux récents d'architecture dans l'édifice.

Composition actuelle

Les jeux en italique sont de Jean Pons, les autres sont de Borme.

Grand orgue (54 notes) Positif de dos (54 notes) Pédale (18 notes)
Montre 8
Bourdon 8
Dessus de flûte 8
Prestant 4
Flûte 4
Doublette 2
Plein-jeu IV
Cornet V (dessus ut 3)
Bombarde 16 (dessus ut 3)
Trompette en chamade (dessus ut3)
Trompette 8
Clairon 4
Bourdon 8
Prestant 4
Doublette 2
Nasard 2 2/3
Fourniture III
Hautbois 8 (dessus au fa2)
Cromorne 8
Flûte 8
Trompette 8
  • Accouplement à tiroir du Positif sur le G.O.
  • Tirasse du G.O. sur le pédalier
  • Tremblant doux au positif

Notice rédigée par Michel Colin.

Dernière mise à jour le 23/11/2008.